• Une couleur complémentaire (mélange de deux primaires) est le complément de la primaire qui n’entre pas dans la composition du mélange. Exemple : le orange issu du jaune et du rouge est complémentaire du bleu.

     

    L'école d'Athènes (Raphaël)

    Les radiations solaires nous proposent des lectures diverses que notre œil marie naturellement. En fixant quelques minutes un rond d'une couleur, on peut voir sur un mur blanc ce même rond mais de sa couleur complémentaire.

    C'est une question de rythme, une question qui ressemble à la question musicale, de l'ordre de la vibration, une sorte de promenade pour un oeil qui chante.

    La Sieste, d'après Millet (Van Gogh, 1890)

    Il manque le son à la peinture. Et pourtant il est là, transmis par la force chromatique. Savoir faire chanter les couleurs complémentaires relève de la virtuosité.

    Deux soeurs. (1881. Renoir.)

    Les peintres savent d’instinct comment utiliser les couleurs. Ils n'ont besoin que d'une rétine sensible, capable de capturer pour restituer le mariage de la lumière et de la vie.   

    Iris. (Van Gogh.)

    Il existe bien des mariages malheureux, mais lorsque nous avons la chance de trouver le bon accord, les lumières alliées aux couleurs donnent naissance à des bijoux artistiques, plein de pétulance et de fantaisie.

    N° 14. (Rothko. 1960)

    L'art est souvent audacieux, et le peintre sait que ces audaces sont issues d'une parfaite connaissance des couleurs et de leurs complémentarités, d'une grande maîtrise de la lumière. 

     

    Il fallait essayer : Lire l'article "vibration couleur".

     


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  • Pendant que l’Atelier est en vacances, pour illustrer tous ces mois de labeur, voici quelques photos choisies, non pas des œuvres, mais de cet outil merveilleux qu’est la main.

    Les sessions à l’Atelier - blog oblige -  sont souvent l’occasion de prises de vue, et même si le lutin qui mitraille aime à partager les expérimentations, à montrer les médiums et les œuvres, il ne peut jamais le faire sans prendre en photo également ces belles mains et si jolis gestes qui, sans jamais être à priori en vedette, sont toujours présents, dans toutes les circonstances.

    Avant l’œuvre, et pour qu’elle existe, il y a une main, et pour une fois, c’est elle que nous avons isolée afin du lui rendre l’hommage qu’elle mérite.

     

     

    portée de mains

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Petit diaporama, donc, de toutes ces heures passées, à travers l’image de cet outil si précieux. Et tout d’abord à travers sa capacité à capturer la lumière qui nous inspire et nous guide.

    Portée de mains

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mains douces, inspirées, les gestes se posent : outil et instant suspendus préparent une œuvre qui va naître de l’intérieur.

     Portée de mains

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Moments de silence : tracés méticuleux, avant la libération du geste. On n’entend plus que le bruit du crayon sur la feuille, le pinceau, quant à lui, est presque toujours silencieux.

    Portée de mains

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’outil est choisi avec soin, par affinité et en accord avec le moment. Le regarder, le tenir, avant de lui demander de souffler doucement sur notre inspiration… La main, légère,  prépare alors l’instrument, l’accorde, avant d’apprendre à en jouer. Jusqu’à ce que les deux ne forment plus qu’un.

     Portée de mains

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Magie, l’outil lui-même disparaît au profit d’un bout de rien ou des doigts eux-mêmes qui trouvent d’instinct, comme s’ils l’avaient toujours connu, le chemin de la couleur, de la lumière et des valeurs.

    Portée de mains 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il eut été dommage de ne pas saisir un peu de ces gracieux mouvements, lorsque la main est désormais tout entière au service de la magie et du bonheur de chercher, de créer…

    Portée de mains

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quand enfin les bras s’ouvrent, agrandissant l’espace du regard… 

     

    Portée de mains

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    … et que le mouvement, désormais impossible à saisir, entraîne l’œuvre vers son but.

    ...


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    Mai et juin sont des mois délicieux à l'Atelier.

    Nous sommes sortis dans les jardins. 

    Journées Art dans les jardins de l'Atelier

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nature et peinture se sont mélangées avec bonheur.

    Journées Art dans les jardins de l'Atelier

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La lumière était parfaite, ombres et contrastes, tout le jour se sont succédé.

    Journées Art dans les jardins de l'Atelier

     

     

     

     

     

     

     

     

    De près comme de loin, les formes naturelles ont influencé nos créations. 

    Journées Art dans les jardins de l'Atelier

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans le chant des oiseaux et le silence, les heures sont passées très vite.

    Journées Art dans les jardins de l'Atelier

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il fallait s'essayer à la liberté. Transgresser les règles de l'art. Imaginer...

    Journées Art dans les jardins de l'Atelier

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mélanger les éléments, se laisser gagner par l'audace et la liberté créatrice du printemps.

    Avant l'été des passions et le retour à la maison.

    Lire l'article : pleines journées à l'Atelier.


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  • 1949 : Paulhan célèbre l'avènement de la peinture moderne à travers son appréciation du cubisme : Le tableau classique est, depuis les Renaissants, une évidence qu'on nous impose. Mais le tableau moderne serait plutôt une suggestion qu'on nous soumet : une invitation légèrement fantastique, une offre un peu imprudente.

    Matisse lui a trouvé son nom, Cézanne en est à l'origine. J'aime à penser que le cubisme est d'abord une histoire d'amitié : celle qui unit Picasso à Braque qui forment le tandem premier d'une des plus grandes révolutions de l'art contemporain.

       le_joueur_de_guitare
     Georges Braque. Broc et Violon. 1909-1910. -  Pablo Picasso. Le Joueur de guitare. 1910.
     
    On déconstruit et on reconstruit.Telle est précisément la découverte des cubistes (...) ; ils substituaient à la perspective figée des peintres classiques une perspective mouvante, dit encore Paulhan.
     
    Braque et Picasso, puis Gris ensuite, et plein d'autres après eux inversent le perspectives, défragmentent les masses, redécoupent la lumière. Le cubisme analytique, quant à lui, ramène la couleur et "invente" le collage.
     
    Georges Braque : Compotier et Verre. (Premier papier collé). 1912.
     
    Le cubisme nous ouvre une porte en nous offrant la chance d'un autre langage, d'une autre vision des choses. Dans cette série de recherches figuratives, la figure elle-même prend sa liberté, et la créativité s'émancipe.
    Après la grande guerre, l'amitié prend fin, mais la portée du cubisme ne finit pas. Il pose toujours la question du regard : Et s'il y avait plus à voir que ce que je vois ? Question qui ouvre alors nos propres portes.
     
    Cubisme à l'Atelier !
    Toutes nos peintures cubistes ici :

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  • Peindre des animaux ? Quelle idée !

    A moins de se classer parmi les peintres de cinquième zone, ou au pire, d’être une femme…

    Depuis Louis XIV, les Académies Royales de peinture ont  scrupuleusement  codifié et hiérarchisé l’art.
    La peinture d’histoire au premier plan derrière la peinture religieuse, suivent portraits autoportraits.
    Considérés comme mineurs selon le XVIIe s :

    Les scènes de la vie quotidienne contemporaine, les paysages, les natures mortes (tout en bas, le pire !)

    Si l’on souhaite peindre des animaux, seul genre où les femmes sont admises, on est sur la cinquième roue du carrosse. (Cependant, celui qui représente des animaux vivants est plus estimé que celui qui peint des natures mortes. Ouf !)

    Pourtant, on a toujours peint les animaux. (Lascaux, Pech Merle...)

     

    Bestiaire

     

     

     

     

     

     

     

     

    Grotte de pech Merle.  20 000 avant JC.

    En Egypte, un Dieu est caché derrière chaque animal. Tout l'art de l'Antiquité est un immense bestiaire.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Fresque de Pompéi de - 1er siècle avant JC.

     

    En Chine et au Japon, l'animal est un des thèmes essentiels de la peinture.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A gauche, "Martin pêcheur sur une branche", prodige d'équilibre dans cette peinture de Musashi, une des grandes figures de l'art et de la philosophie au Japon (1584 - 1645).

    A droite, un des splendides chevaux du très célèbre peintre chinois Xu Beihong (1885 - 1953).

     

    Heureusement, en Occident, les études comme celles de Vinci ou Rembrandt redorent le blason de la peinture animalière.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En haut, études de Vinci. En bas, Rembrandt.

     

    Quelques grands (et grandes) artistes ont tenu bon. Ainsi, Charles Burton Barber (1845-1894), peintre anglais célèbre pour avoir peint les animaux de compagnie. Trop mignon ! ("Si tu ne le veux pas ton petit déjeuner, moi je le mange !")

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Greuze en France. (1725 - 1805).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Greuze. Le Dévidoir (détail).

     

    Pour peindre les animaux, il faut le faire avec le cœur, se rapprocher d'une sensibilité différente de la notre mais qui ressemble à la partie candide et simple de notre être intérieur. Ainsi, chaque oeuvre révélera quelque chose de nous-mêmes et l'animal que nous aurons choisi de représenter nous représentera.

     

    Coup de chapeau, en passant, au peintre animalier : Rosa Bonheur, qui mena sa vie libre et sans entraves, grâce à son père qui l'avait élevée dans un esprit égalitaire. Féministe, elle portait les cheveux courts et des pantalons (interdits), et faisait bien partie du sous genre de la peinture, celui qu'on réservait aux femmes. Une grande dame !

    Ses œuvres d'après nature sont des modèles de sensibilité et de perfection.

    Noter, au passage, l'unité d'esprit entre l'expression animale, le décor naturel et le pelage. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Rosa Bonheur. 1822 - 1899. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Rosa avec son "animal de compagnie".

     

    Dis-moi quel animal tu peins...

    Le bestiaire de l'Atelier.


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