• Une grosse panne d'ordi a fait disparaître toutes les adresses de l'atelier.

    Si vous faites partie de ceux qui ne reçoivent plus rien, merci de me redonner votre adresse mail.

    Promis, ça n'arrivera plus. :)


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  • Essayer le drapé, au pinceau, au crayon, au fusain... L'exercice semble difficile et reste passionnant.

    Le drapé est un élément de décor incontournable en art, il est de toutes les représentations : religieuses, mythiques ou simplement humaines, présent partout même en toile de fond, parce qu'il dévoile autant qu'il voile, il a pour rôle de cacher et dévoiler les mystères, de feutrer les atmosphères...

    Chaque époque, chaque artiste, le traite à sa façon. Du simple rideau voilant la mer à la robe impériale, sa présence cache les desseins de l’artiste, et répond chaque fois à des codes précis.

     

     

    Représentation de Néfertiti dans la peinture égyptienne.

    Rien de naïf dans la peinture ancienne, les plissés sont soigneusement conduits, qu'on les veuille occultant ou, au contraire, suggestifs.

     

     Détail de la robe de la Vierge

    La Vierge et l'enfant en majesté entourés de six anges. Cimabue. 1280. (Détail drapé).

     

    L'art du pli religieux est chargé de véhiculer ses propres symboles. Ainsi la Vierge est-elle intimement reliée à l'enfant par le jeu austère des plis savamment mêlés.

    Etude de drapé. Léonard de Vinci.

     Portrait d'Armand Jean du Plessis, cardinal-duc de Richelieu et de Fronsac, peint vers 1637 par Philippe de Champaigne, actuellement à la National Gallery de Londres

    Cardinal de Richelieu. Philippe De Champagne.1639.

    Et quand le religieux est également politique, la robe (tout un symbole !) se pare de grandiose majesté. Le tableau de Philippe de Champaigne est un chef-d'oeuvre du drapé : double décor, double robe cardinale, (pouvoir) dentelles (pureté, transparence) sans oublier l'effet de manche... Une magistrale conjugaison de soieries bouillonnantes et pourtant tout en maintien et rigueur. La classe !

     

    Une peinture de William Waterhouse. (1849 - 1917).

    Il reste que pour les artistes, le drapé est surtout l'attribut majeur de la figure féminine.

     

    A l'atelier, pour s'entraîner, un beau rideau de velours fera l'affaire.

    Mise en plis

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour parvenir à capturer ces plis, le mieux, dans un premier temps, est de faire abstraction du sujet lui-même pour ne retenir que le système des valeurs : Repérer trois valeurs principales d'une seule couleur de base (ici un rose foncé) en faisant alterner les valeurs les plus sombres avec les plus claires. 

    Mise en plis

     



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ensuite, lorsqu'on a bien poursuivi les bandes de valeurs, il suffit de les estomper aux endroits où les plis sont moins francs et le tour est joué !

    Bon, mais si vraiment c'est trop difficile, souvenons-nous que, parmi les plus grands, artistes, il en existe qui ont su parfaitement détourner la difficulté...

    Et puis on fait comme on veut !

     Intérieur Nice. Matisse. 1919.

     

    Voyons comment nous nous en sommes sortis...

    Cette semaine à l'atelier des drapés.


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  • Demi-lune, altière, la demi-face qui nous échappe, impossible à traquer dans le miroir.

    Le visage de profil offre à la sensibilité artistique son énigme.

    Profil

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Or. Grèce antique, IV siècle avant JC

    Avant son acception moderne qui veut donner au profil le sens plus général des caractéristiques d'un être, proufil signifiait dessin des contours d'un visage.

    Les anciennes monnaies (les premières du VIe siècle avant JC) offre d'un conquérant un profil rayonnant comme un soleil, qui s'inscrit parfaitement dans le cercle de la pièce, donnant à voir une majesté auréolée, scintillante de l'or dans laquelle elle est frappée.

    Profil

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vercingétorix, monnaie en or Arverne, 1er siècle avant JC.

     

    Regard fier, autorité incontestable, des caisses de monnaies en or tintent notre imagination. Profil

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     De Dagobert à Louis le dernier ou les Napoléon, tous se sont fait portraiturer et frapper sur pièces. De profil (presque toujours).

    Profil

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En peinture, portraits de rois et princes en tout genre, pour, comme dans l'idée de la monnaie en or, marquer son empreinte du sceau de l'autorité et de la noblesse, de cour ou d'église, ou même de la littérature ou des sciences. (Dante, Erasme...)

    Le profil arrive en peinture au XIVe via l'Italie s’inspirant des monnaies antiques avec des poses d'empereurs romains.

    Profil

     

     

     

     

     

      

     Masaccio, Jeune homme de profil et Portrait d’homme de profil, Ecole italienne de la Renaissance.

     

    Les banquiers s'y mettent , puis les marchands. Tout le monde veut son portrait.

    Un profil résulte d'un choix particulier. On se veut digne, respectable, voire éternel. (Notion de permanence devant l'impermanence du monde terrestre si cruelle !).

     

    Profil

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Piero de Cosimo, Simonetta Vespucci

    Quant à la femme, représentée de profil ou non, il faut qu'elle soit garante de toutes les qualités qu'on prête à une déesse.

    La noble dame est vertueuse comme Marie ou splendide comme vénus.

    Profil

     

     

     

     

     

     

    Piero Pollaiolo, portrait de jeune femme et Pisanello, Portrait de jeune fille.

    Son profil regarde vers la gauche, à moins qu'elle soit le pendant du mariage, représenté ici gauche-droite par deux personnages fameux en train de se regarder dans les yeux (l'homme était borgne, il n'avait guère le choix de la place dans le ménage...)

     Profil

     

     

     

     

     

     Piero della Francesca, Portrait de Federico de Montefeltro, Duc d’Urbino et de sa femme.

    Profil

     

     

     

     

     

     

    Portrait féminin attribué à Ambrogio de Prediset Leonard de Vinci, La belle princesse.

    Port de reine, nuque de princesse, coiffure richement ornée, le profil reste longtemps l'apanage des grands. Jusqu'à la modernité qui voudra bien représenter la femme enfin sous son vrai jour : une sorcière ! (De profil, on voit mieux les nez crochus).

    Profil

     

     

     

     

     

     

    Les trois sorcières. 1783. Füssli.

    L'artiste prendra quand même le temps de s'amuser un peu, de frôler la caricature... 

    Profil

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Arcimboldo.

    ... ou de peindre tout simplement les gens tels qu'ils sont :

    Profil

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Profil d'homme. Léonard de Vinci.

    Profil

     

     

     

     

     

     

    Edmond-Charles Tarbelle. 1912, et  jeune fille de Frederic Leighton (1830 - 1896).

     

    Ou presque... :)

    Marie-Thérèse, Face and Profile

     Picasso, Marie-Thérèse, Face et profil , 1931 

    Tout le monde se doute que ces quelques lignes n'auraient aucune importance si, à l'Atelier, nous n'avions pas misé, nous aussi, sur le profil !

    Nos oeuvres.

    Les exercices de l'atelier.

     


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  • Léonard de Vinci - A gauche, Etude pour la tête de la Vierge, vers 1507-1510, New York, The Metropolitan Museum of Art - A droite, Etude pour la tête de sainte Anne, Vers 1502-1503. Windsor Castle, Royal Library. The Royal Collection

    Vinci - A gauche, Etude pour la tête de la Vierge, vers 1507-1510, New York, The M. M. of Art - A droite, Etude pour la tête de sainte Anne, Vers 1502-1503. Windsor Castle, Royal Library. The Royal Collection © © MMA, Dist. RMN / image of the MMA.

    Léonard de Vinci a travaillé sur la « Sainte Anne » pendant 20 ans, jusqu’à sa mort en France en 1519. Il aura vécu sans jamais lâcher ses crayons.

    (Article complet sur Culture box)

    Ces chef-d'oeuvres restent pour tous les dessinateurs, chercheurs ou confirmés, une source inépuisable d'inspiration. Ils nous donnent envie de pousser toujours plus loin l'art de rendre par le trait émotions et atmosphères. Grâce à cette technique des 3 crayons : pierre noire, sanguine et craie blanche, que les maîtres nous ont léguées, nous pouvons retrouver la saveur de cet exercice qui devient oeuvre sans même qu'on s'en rende compte.

    Le bonheur de dessiner est infini, il libère de toutes les ombres en nous donnant rendez-vous avec la lumière du bout des doigts.

    Nous qui avons fait nos premiers pas dans des grottes obscures et ne les avons quittées que lorsqu'elles étaient enluminées de nos oeuvres, nous savons bien que nous sommes liés pour jamais au dessin.

     

    Rubens en maître absolu. 

    Et plus modestement : nos travaux : ombres et lumières sur vases


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    Le numéro 1 : "Violons", revient en première place le plus souvent mais on le retrouve également en seconde place et troisième.

    En seconde place, "Rondo", qui lui aussi est souvent placé premier et troisième.

    "Orgues d'Or", vainqueur de la troisième place. 

    Vous avez souvent voté également pour :

    Traversière (passé très près de la première place...), Bossa, Tango, Harmoniques, Boogie, Jazz, Ecriture musicale, Opus, Nocturne,  quatuor, clarinette, Symphonique, Clé de sol... 

     

    Merci à tous les votants, franchement, c'était pas facile.

    Peintre professions gifs 


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