• Emouvant Pissaro

    Pissaro nous a émus.

    Il peint "sur le vif" et c'est révolutionnaire autour de 1860, pendant que d'autres continuent "à l'antique" devant des plâtres et autres natures plus ou moins mortes.

    Peintre acharné et anarchiste, bravant l'autorité de papa pour épouser la gouvernante, refusant argent et privilèges, et seul devant les difficultés à venir.

    Sympa.

    Ses compositions sont parfaites. On ne doit pas le copier, mais regarder dans le détail, oui.

    Ce qui me vient à présent sont plus des questions que des réponses :

    Pissarro et sa grande barbe biblique est là, assis sur son petit pliant, à l'entrée du village.

    Quelle heure est-il ? (A quelle heure les ombres des arbres sont-elles si allongées ?)

    Et à quelle saison sommes-nous ? La lumière est-elle froide ou bien chaude ? De cette belle chaleur tiède des fins d'automne ou au seuil du printemps ?

    Les petites personnes qu'il souhaite tant représenter à la place des grands de ce monde : femmes, petites filles, paysannes ? Une carriole. Il a pris le temps de la peindre, elle ne devait pas aller bien vite. A gauche, la plus jeune de ces huit enfants... peut-être. Elle pose alors sans trouver cela ennuyeux (comme dans le portrait. (J'imagine sa fille, sage mais louchant vers la fenêtre et le jardin, espérant que ça s'arrête bientôt rester là sans rien faire...)

     

    On a le temps...

    La ligne de fuite, qui est ici une ligne qui ramène à lui, et une autre direction : celles des ombres plaquées au sol par un soleil de gauche.

    Nous y sommes. C'est ce qu'il voulait.

     

    A l'Atelier, nous aussi peignons sur le motif.

     

     

     


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